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Stockage d’électricité, l’avenir des énergies renouvelables !

par | 18 juin 2026 | Climat, Transition

« Comment bien gérer la production solaire et éolienne ? »

La montée en puissance des énergies renouvelables (EnR) comme l’éolien et le solaire nécessite une planification soignée en raison de leur localisation spécifique et de leur intermittence (dépendantes d’éléments naturels).

Elles se trouvent souvent dans des zones éloignées des centres de consommation et des infrastructures de réseau existantes, ce qui implique de créer de nouveaux raccordements électriques, lignes de transmission et infrastructures de stockage pour assurer une alimentation stable et efficace.

Le stockage est l’une des solutions pour pallier l’intermittence de la production solaire et éolienne et ainsi gérer la régulation du réseau. Ceci permet d’injecter l’électricité issue de production renouvelable dans le réseau lorsque le besoin est réel.

Bien gérer la production solaire et éolienne

La production d’électricité issue des énergies renouvelables comme l’éolien et le solaire est dite intermittente, variable et dépendante d’éléments naturels. Voir l’article de Canopée sur  » Les énergies renouvelables « .

Cette dépendance aux conditions naturelles, telles que la vitesse du vent ou l’ensoleillement, entraîne plusieurs défis pour assurer de façon optimum la gestion et stabilité générale du réseau électrique :

  • Variabilité saisonnière : La production peut être plus importante en été ou en hiver, selon le type d’énergie renouvelable, ce qui nécessite une adaptation du réseau pour équilibrer l’offre et la demande.
  • Oscillations quotidiennes : La production varie au cours de la journée, par exemple avec l’ensoleillement qui diminue en soirée ou le vent qui peut faiblir ou augmenter à certains moments.
  • Pics ponctuels : Des périodes de production très élevée peuvent surcharger le réseau si l’offre dépasse la demande ou la capacité d’absorption, nécessitant des solutions pour stocker ou redistribuer cette énergie.
  • Suralimentation : Lors de pics de production, il peut y avoir un excès d’électricité qui dépasse la capacité de stockage ou de transmission, ce qui peut entraîner des pertes ou des perturbations dans le réseau.

L’électricité produite de façon individuelle ou collective ne devrait jamais être gaspillée !

Pour une bonne gestion du réseau électrique plusieurs options sont à envisager :

  • Le stockage d’énergie : batteries, stations de pompe-turbinage ou autres technologies permettant de stocker l’électricité excédentaire. Il permet d’injecter l’électricité issue de production renouvelable dans le réseau lorsque le besoin est réel.
  • L’amélioration des réseaux : renforcer et flexibiliser le réseau électrique pour mieux gérer les fluctuations.
  • Les réseaux intelligents : permettre une gestion en temps réel de l’ensemble du réseau en fonction de la production et de la demande réelle.
  • La décentralisation : développer des micro-réseaux locaux pour favoriser l’autonomie énergétique.
  • La diversification des sources : combiner plusieurs types d’énergies renouvelables pour lisser la production.

Les types de stockage de l’électricité

Le stockage d’électricité consiste à convertir un courant électrique en une autre forme d’énergie stockable, afin de pouvoir le conserver pour une utilisation ultérieure. Il existe principalement deux types de stockage d’électricité :

  • Le stockage stationnaire : Il s’agit de systèmes fixes installés dans des lieux spécifiques, comme les batteries industrielles, les stations de stockage d’énergie ou les centrales électriques équipées de batteries ou de supercondensateurs. Ce type de stockage permet de réguler la production et la consommation d’électricité, d’équilibrer le réseau électrique, ou de stocker l’énergie produite par des sources intermittentes comme l’éolien ou le solaire.
  • Le stockage embarqué : Il concerne les appareils portables ou les véhicules électriques. Par exemple, les batteries des smartphones, des ordinateurs portables ou des véhicules électriques stockent l’énergie électrique sous forme chimique, permettant leur utilisation mobile sans besoin de connexion à un réseau électrique.

Le stockage stationnaire est essentiel pour gérer le réseau électrique. Il équilibre la production et la consommation d’électricité en stockant l’énergie pendant les périodes de faible demande ou de forte production, comme avec les énergies renouvelables (éolien ou solaire). Cette énergie peut être restituée ultérieurement lorsque la demande est plus élevée ou que la production est insuffisante. Cela aide aussi à stabiliser le réseau et à favoriser une transition vers un système énergétique durable.

Enjeux et avantages du stockage d’énergie ?

Le stockage des énergies renouvelables et de l’électricité joue un rôle crucial dans la transition énergétique en permettant d’équilibrer l’offre et la demande. En stockant l’électricité produite lorsque la production est supérieure à la consommation, notamment lors des périodes de forte production éolienne ou solaire, il devient possible de la restituer lorsque la demande est plus élevée ou lorsque la production renouvelable est faible.

Cela aide à éviter les congestions sur le réseau, c’est-à-dire les situations où la capacité de transmission est saturée, ce qui pourrait entraîner des coupures ou une dégradation de la qualité de l’électricité.

Il existe plusieurs grandes familles de technologies pour stocker l’électricité. En réalité, on ne stocke généralement pas l’électricité directement, mais on la convertit sous une autre forme d’énergie puis on la reconvertit en électricité lorsque nécessaire.

Les différentes technologies de stockage d’électricité

Le stockage mécanique

    • La station de pompage, où la force de la gravitation est utilisée comme moyen de stockage de l’électricité.
      Deux retenues d’eau sont créées, à des hauteurs différentes. Quand on dispose d’un surplus d’énergie, on en profite pour pomper de l’eau du bassin inférieur vers le bassin supérieur. Si on a besoin d’injecter de l’électricité sur le réseau, on ouvre les vannes pour créer une chute vers le bassin inférieur et faire tourner les turbines. Une sorte de centrale hydroélectrique réversible !
    • Le stockage par air comprimé. L’air est stockée, notamment dans des cavités souterraines. Aux heures de pointe, on la libère pour faire tourner des turbines et produire de l’électricité.
    • Le stockage par inertie. Il s’agit d’activer un volant d’inertie (une masse autour d’un axe cylindrique) jusqu’à 50 000 tours/minute et sous vide. L’énergie cinétique peut alors être conservée et restituée sous forme d’électricité via un alternateur.

Le stockage chimique

    • Ce type de stockage de l’énergie consiste à fabriquer de l’hydrogène grâce à de l’électricité, par électrolyse. Quand on a besoin de produire de l’électricité, on utilise cet hydrogène pour alimenter une pile à combustible ou pour créer du méthane de synthèse, ensuite réinjecté dans le réseau de gaz naturel.

Le stockage électrochimique

    • C’est le système de stockage de l’électricité le plus connu, c’est la batterie électrochimique. À l’intérieur, deux électrodes entourées d’une substance conductrice : l’électrolyte. Les électrons circulent dans un sens ou dans l’autre selon que la batterie se décharge ou se charge. La batterie électrochimique la plus produite est la batterie lithium-ion (Li-Ion), mais on trouve aussi des batteries lithium-polymère, lithium-air, sodium-soufre, plomb-acide, nickel-cadmium, etc…

    Liens sur ce sujet :

    Article publié par « Canopée » le 18/06/2026

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