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Comprendre les COP – Chapitre 6 : Les avantages, les inconvénients

par | 10 janvier 2026 | Dossiers

« Les COP sont-elles encore utiles ? »

L’importance et les étapes des COP…

Quelles sont les principaux avantages ?

Quels sont les principaux inconvénients ?

Réponse dans cet article qui regroupe l’ensemble des informations recueillies par les membres de l’association, pour en savoir plus sur le sujet !

Cet article a été élaboré à partir de sources citées dans le document (*).

L’importance des COP

Le principal objectif des COP est de coordonner les efforts internationaux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, négocier des accords pour limiter le réchauffement climatique, renforcer la résilience face aux impacts du changement climatique et favoriser la transition vers des économies faibles en carbone. Ces conférences constituent ainsi un espace de dialogue, de compromis et d’engagements collectifs en vue d’un avenir plus durable pour la planète.

Les COP sont essentielles pour coordonner les efforts internationaux, fixer des objectifs communs et encourager la responsabilité collective face à une crise environnementale globale.

Les négociations portent à la fois sur des mesures d’atténuation (pour réduire les émissions) et sur des stratégies d’adaptation, afin d’aider les sociétés et les écosystèmes à faire face aux effets déjà présents du changement climatique. Elles peuvent être longues et complexes, impliquant souvent des compromis pour satisfaire les intérêts variés des pays, notamment entre pays développés et en développement, ou entre différentes régions.

Les COP durent en général deux semaines, même si elle peuvent parfois être prolongées d’un ou plusieurs jours.

Les principales étapes des COP
    • Préparation et consultation : Avant la conférence, les parties discutent en amont pour définir leurs positions, identifier leurs priorités et élaborer des propositions.
    • Sessions plénières : La conférence commence par des sessions plénières où toutes les parties sont réunies pour des discours d’ouverture, des présentations et la présentation des textes officiels.
    • Groupes de travail et négociations en sous-groupes : La majorité des négociations se déroulent dans des groupes de travail ou des sessions bilatérales/multilatérales où les représentants discutent en détail des textes, proposent des amendements et cherchent des compromis.
    • Consultations informelles : En complément, des réunions informelles ou bilatérales ont lieu pour faciliter la résolution des divergences.
    • Adoption des textes : Une fois qu’un consensus ou un accord majoritaire est trouvé, les textes sont soumis à l’approbation formelle par tous les participants.
    • Clôture et déclaration finale : La conférence se termine par une déclaration finale qui résume les accords, engagements et prochaines étapes.

Objectif principal : limiter le réchauffement climatique à 2°C  ou 1,5°C si possible.

Les avantages

Les avantages dans l’organisation des COP

L’organisation des Conférences des Parties (COP) présente plusieurs avantages importants :

    • Coordination Internationale : La COP permet de rassembler tous les pays signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) pour coordonner leurs efforts en matière de lutte contre le changement climatique.
    • Engagement et Responsabilisation : Elle encourage les pays à s’engager à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à respecter leurs engagements, favorisant une responsabilisation collective.
    • Négociation d’Accords : La COP sert de plateforme pour négocier des accords internationaux, comme l’Accord de Paris, qui fixent des objectifs communs mais différenciés en fonction des capacités de chaque pays.
    • Partage de Connaissances et de Technologies : Elle facilite le partage de meilleures pratiques, de recherches scientifiques, et de technologies pour lutter efficacement contre le changement climatique.
    • Mobilisation Financière : La COP permet de mobiliser des fonds publics et privés pour financer des projets de réduction des émissions et d’adaptation aux impacts du changement climatique, notamment pour les pays en développement.
    • Sensibilisation Mondiale : Elle contribue à sensibiliser l’opinion publique mondiale sur l’urgence climatique et à renforcer la volonté politique pour des actions concrètes.
    • Suivi et Évaluation : La COP établit des mécanismes de suivi et d’évaluation des progrès réalisés par les pays, assurant une transparence et une responsabilisation accrues.
    • Engagements contraignants : Lors des COP, des accords historiques comme l’Accord de Paris ont été signés, engageant les pays à prendre des mesures concrètes pour limiter le réchauffement climatique.
    • Renforcement de la coopération : Les COP encouragent la collaboration entre pays développés et en développement, notamment à travers le financement climatique et le transfert de technologies.
    • Impulsion à l’innovation : La négociation et la mise en œuvre des accords encouragent la recherche et le développement de solutions innovantes pour réduire l’impact climatique.

Les inconvénients

Les inconvénients dans le fonctionnement des COP

L’inaction ou l’inefficacité des décisions lors des COP s’explique par un mélange de facteurs économiques, politiques, sociaux et scientifiques, rendant difficile un consensus mondial ambitieux face à l’urgence climatique. Elles rencontrent souvent des difficultés à aboutir à des décisions suffisantes pour plusieurs raisons :

    • Les intérêts économiques et politiques divergents : Les pays ont des priorités économiques différentes. Certains dépendent fortement de l’exploitation des combustibles fossiles ou d’industries polluantes, ce qui complique la prise de décisions contraignantes pour réduire leurs émissions.
    • Les enjeux de souveraineté nationale : Les gouvernements craignent de céder une partie de leur autonomie en adoptant des politiques climatiques strictes, préférant préserver leur capacité à décider selon leurs intérêts nationaux.
    • Les inégalités entre les pays : Les pays en développement soulignent souvent leur besoin de croissance économique et d’accès à l’énergie, ce qui peut entrer en conflit avec les efforts de réduction des émissions dictés par les pays développés.
    • L’incertitude scientifique et la complexité du problème : La science du climat est complexe, ce qui peut freiner la prise de décision immédiate. De plus, il est difficile d’évaluer précisément les impacts à long terme.
    • Les enjeux financiers : Mettre en œuvre des mesures climatiques nécessite des investissements importants. La répartition des coûts et des bénéfices devient un enjeu politique, avec des résistances à la redistribution des ressources.
    • La crainte de conséquences économiques négatives : Certains gouvernements craignent que des politiques restrictives nuisent à la croissance économique, à l’emploi ou à la compétitivité de leurs industries.
    • L’insuffisance de volonté politique et l’urgence perçue : La perception de l’urgence climatique n’est pas toujours partagée de manière égale. La priorité peut être donnée à d’autres enjeux immédiats, comme la stabilité économique ou la sécurité. Certains dirigeants peuvent manquer de motivation ou de vision à long terme pour agir face à l’urgence climatique, préférant des stratégies électoralistes ou conservatrices.
    • Les priorités politiques internes : La lutte contre le changement climatique peut entrer en conflit avec d’autres priorités politiques ou électorales, comme la croissance économique immédiate, la sécurité ou la stabilité sociale. Cela peut limiter la volonté des gouvernements à prendre des mesures ambitieuses.
    • La difficulté de coordonner une action mondiale : Le changement climatique est un problème global nécessitant une coopération internationale. La méfiance, la souveraineté nationale et la difficulté à faire respecter des engagements rendent la coordination difficile.
    • La complexité scientifique et incertitudes : La science du climat continue d’évoluer, et certains acteurs peuvent exploiter ces incertitudes pour justifier l’inaction ou minimiser l’urgence.
    • Les pressions sociales et médiatiques : La perception publique, les désinformations ou le scepticisme peuvent freiner la volonté politique et l’action collective.

(*) Références de l’article :

7 chapitres pour comprendre les COP :

Article publié par « Canopée » le 06/01/2026

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